Avec 21 600 cartes postales envoyées, le réseau CAPEB s’est massivement mobilisé pour défendre le maintien du statut de conjoint collaborateur

Publié le : 11-03-2025

Paris, le 11/03/2025 – À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la CAPEB a lancé une mobilisation d’ampleur inédite contre la suppression du statut de conjoint collaborateur, adopté par près de 26 000 femmes dans l’artisanat du bâtiment.

En quelques jours, 21 600 cartes postales ont été envoyées à Brigitte Macron pour l’alerter sur l’urgence de la situation. Cette action sans précédent témoigne de la détermination des artisans du bâtiment à défendre leur liberté, leurs droits et la pérennité de leur entreprise.

Une vague de mobilisation sans précédent

En cette journée du 8 mars, les adhérentes et adhérents de la CAPEB, tout statut confondu, se sont donnés rendez-vous pour faire entendre leur ferme opposition quant à la suppression du statut de conjoint collaborateur, comme le prévoit la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2022, qui contraint les conjoints collaborateurs à devenir salariés ou associés d’ici au 1er janvier 2027. Or, 85 % des personnes concernées sont des femmes, ce qui aggraverait les inégalités et priverait des milliers d’entre elles d’un rôle actif dans les entreprises artisanales du bâtiment et au sein des instances professionnelles. Par l’intermédiaire d’une opération inédite d’envoi massif de cartes postales à l’adresse de Mme Macron, la CAPEB souhaite rendre visible son combat, qui a souffert jusqu’à présent d’une absence d’écoute, et valoriser l’alternative responsable et équitable qu’elle porte pour sauver ce statut : permettre aux conjointes collaboratrices de cotiser davantage pour renforcer leur protection sociale, tout en leur offrant la possibilité de conserver leur statut au-delà de cinq ans.

Un combat qui ne fait que débuter

Suite à son interpellation, la CAPEB attend d’être reçue par Brigitte Macron afin de la sensibiliser à cet enjeu crucial pour les femmes de l’artisanat et bénéficier de la mise en lumière qu’elle pourrait donner à notre combat. Des courriers ont été envoyés de manière concomitante à chaque sénatrice et députée pour porter également à leur connaissance les
enjeux de cette réforme ainsi que l’alternative proposée par la CAPEB.

Un premier pari réussi

La mobilisation a pris une ampleur considérable, portée sur le terrain par le réseau CAPEB. Les adhérentes et adhérents de tous les territoires se sont emparés des réseaux sociaux pour faire exister leur parole et témoigner des répercussions qu’engendrera la suppression de ce statut dans leur quotidien, donnant ainsi un écho viral à cette action. « La mobilisation ne faiblit pas, elle s’amplifie ! En quelques jours, des milliers d’artisans et de conjointes collaboratrices se sont levés pour défendre leur droit à choisir. Ce message, porté avec force, doit être entendu au plus haut niveau. Nous ne laisserons pas cette réforme fragiliser les entreprises artisanales et invisibiliser le rôle des femmes. La CAPEB restera en première ligne tant que cette injustice ne sera pas corrigée. » – Jean-Christophe Repon, président de la CAPEB.